samedi, 26 août 2006

129H / Festival Tréteaux Nomades

FESTIVAL TRETEAUX NOMADES

Résidence du Collectif 129H à l’Hôtel de Lauzun (Ile Saint Louis)

17 quai d’Anjou / M° Pont Marie

Slameurs, slameuses ou amoureux des mots, réservez les derniers jours du mois d’août…

Dans le cadre de la 7ème édition du Festival Tréteaux Nomades, le Collectif 129H s’installe à

l’Hôtel de Lauzun pour une semaine de slam intensif.

Au programme : ateliers d’écriture, spectacles slam et scènes ouvertes.

Du Lundi 28 août au Dimanche 3 septembre

Ateliers de Poésie-Slam "Ecrire et Dire"

Venez découvrir ou approfondir votre potentiel d'écriture et d'expression.

Tous les jours de 14h à 16h

Slam Sessions à 21h

Entrée et Micro Libres

Les mardi 29, jeudi 31 et samedi 2.

Spectacles Slam 

Tarifs : 10€ - 8€ - 5€

Lundi 28 août à 20h30:

129H

 

Mercredi 30 août à 20h30:

Le Cercle des Poètes sans Instru

(129H + Grand Corps Malade + Droopee et Techa)

Vendredi 1er septembre à 20h30 :

129H + Invité Surprise

Dimanche 3 septembre à 16h :

129H + Invité Surprise

Informations complémentaires sur :

129H www.129h.com

Cie du Mystère Bouffe www.mysterebouffe.com

jeudi, 15 juin 2006

Nina


podcast

 

Si j’avais su avant…

Si j’avais vu le vent

En toi souffler le vide, froid, si aride

Et si…

Si t’avais pu voir,

Si t’avais crû en l’espoir

Peut-être n’aurais tu pas fais ça, pas à toi

Et si…

Les si ne font pas une vie

Et avec des si : tout est tellement gris

Ainsi, tu t’es enfuie, vers l’au-delà,

Nina…

OMC


podcast
 

Aux oublieux mielleux, croyant, obtus machinalement circonspects, Aux obus malsains, crus, obstruant la mémoire, craignant la paix ! Voici l’ode maladive, critique, dédiée à l’œuvre majeure des cons ! Une offrande méthodique contée avec opiniâtreté, musique et concentration… Obnubilé malheureusement constamment par l’objet maléfique concocté, J’en oubliais même carrément d’orienter les mots-clés constatés : Outrages, meurtres conscients, omniscience du mal cathodique, Odieux, mauvais, cyniques officient dans un manège pas très catholique… Obtempérer, motivé, et construire n’obligera pas la machine à moins de condescendance, Les obstacles maîtrisés sont conquis, les opposants muselés par leurs propres conséquences ! Off-shore, mafias, conglomérats, onguents de monnaie curative, On marche comme des rats, oblitérant le monde de façon compulsive ! Oisifs, maintenez le cap ! Les ogres miteux vous connaissent ! D’obscènes mutants coupables vous traquent et les optiques mutines comparaissent ! L’odeur manque de cash et l’olive masque le champs D’oliviers mûrs et chers… et l’on s’offusque des mots en se cachant…. Derrière des sigles.

Lyor.Tous Droits Réservés.

lundi, 01 mai 2006

Extrait Violence et peur


podcast

La peur de l’autre, la peur d’agir, la peur de l’inconnu,

La peur du risque, du changement, peur de se mettre à nu !

Effrayé, flippé, angoissé, à en faire dans son froc !

Les tripes retournées, stressé, le trouillomètre en vrac !

C’est le quotidien de l’humain de New York à Pékin,

Insidieusement ce sentiment nous tient du cœur aux reins,

Il nous rend nerveux ou mesquins, koalas ou requins,

Rampants, baveux ou reptiliens de l’Amazone au Rhin.

L’orgueil du plus conscient des animaux a fait naître un rêve :

L’immortalité pour les enfants d’Adam et Eve

Source de pouvoir illimitée sur une humanité d’éphémères.

Vaincre sa peur de mortel, humilité devant la vie fée mère.

A cinq ans j’acceptais qu’un jour je disparaîtrais,

Depuis j’ai découvert le monde sous d’autres traits,

En voyait tous ces attraits et fût très vite attiré….

Je vivrais tout sans regrets, même quand je partirais.

 

Quel est le pire ennemi de l’homme, sinon la peur ?

La violence n’est elle pas la somme de tous ces leurres ?

C’est la paix qu’on assomme par ces valeurs !

Un crime commis par l’homme et sa torpeur….

Extrait musical + texte T.V. (Lyor/Gilles Erhart)



podcast

T.V.

 

Je me suis séparé d’elle, elle me pesait,

Racontait trop de conneries, elle ne me plaisait

Plus. Pourtant, j’ai grandi près d’elle, je me taisais,

La regardait, ébahi, pour elle je m’embrasait,

J’ai beaucoup appris d’elle, mais il fallait que ça cesse !

Elle me prenait tout mon temps et souvent pour des bassesses,

Il suffisait que je la voie, pour que le monde n’existe qu’à travers elle,

Parfois je la recroise et parfois je lui résiste….

Ce n’est pas que je ne veux plus la revoir mais je veux la revoir différemment !

Que mon comportement et le sien ne soient plus les mêmes qu’avant !

On ne change pas les gens d’un rien ! Même le plus grand savant !

Alors je l’ai envoyé semer ailleurs son influence impunément !

Imprudemment, je lui ai laissé trop de place dans ma vie !

Evidemment, elle en profitait au gré de mes envies…

Mais c’est fini désormais ! J’en suis sevré et sauvé !

J’ai retrouvé la saveur d’un livre et arrêté les navets

Comme tant d’autres à la regarder, j’étais laid !

Je la voyais comme les veaux tétaient le laid,

Vision obscurcie, la vie dans une lucarne !

J’ai voulu la quitter, elle et tout ce qu’elle incarne !

 

(...)

 

Lyor. Tous Droits Réservés

dimanche, 02 avril 2006

Un beau mois de mars...

Ce fut un beau mois de mars, riche en rencontres et en expériences...

Il a commencé par un voyage au Maroc, à Rabat, pour animer des ateliers à l'institut français. J'y ai rencontré Gwénaëlle (merci encore pour cette invitation) Otman, Mariam, Mohamed, Majida, Yassine, Jacob, Hasma... Un grand merci à eux...

Puis il y a eu ces deux interventions dans le métro parisien grâce à l'association "Autour de Vous" (Emma, Céline, Marion, Eric) et les équipes des stations Gare d'Austerlitz et Gare Saint-Lazare (mention spéciale pour Austerlitz) sur le thème de la francophonie avec une contrainte d'écriture autour de dix mots (Escale, badinage, kaléïdoscope, accent, masque, hôte, flamboyant, soif, tresser, outre-ciel). Voici un des quatre petits textes produits :

Bienvenue dans le métro, un kaléidoscope de visages

A chaque station une escale avec ses fous et ses sages

Des couloirs sans fin où tout le monde s’enfuit

Des êtres sans voix et parfois qui s’ennuient

A chaque station ses hôtes, ses accents, ses bruits

Du plus sombre des souterrains à l’outre-ciel flamboyant

La populace se déplace de Clichy la place à Montparnasse

Tu connais la ligne 13, la plus balèze, pas la plus classe

Tu as déjà eu soif de soleil et de ciel, impatient sur la 2

Peut-être que tu as vu le masque des travailleurs malheureux

Qui vont se mentir en prenant la 1, les yeux vitreux

Et les âmes perdues voulant tresser leur vie au mieux…

Y a les trajets de badinage et ceux qui mettent la rage

Y a les trajets voyages et ceux dans le voisinage

Entrez dans le métro, un kaléidoscope de visages

A chaque station une escale avec ses fous et ses sages….

Le vent des couloirs de la gare d'austerlitz a poussé les passants loin de nous mais ce fut quand même un bel instant.

A Saint-Lazare, sous la coupole de la ligne 14, l'ambiance était étrange et intriguante, conforme donc à l'esprit des scènes slam originelles, la participation du public en moins. A propos, quand Yo me demande, avec sa verve naturelle, "pourquoi tu ne viens plus montrer ta gueule sur les scènes slam ?" je lui répond, ainsi qu'à ceux qui se poseraient la question : quand on a rien d'intéressant à dire, le mieux reste encore de se taire. Ce que j'ai à dire, j'ai mis toute mon énergie pour en faire un album que je commence à démarcher. L'écriture a donc été mise de côté au profit de l'organisation et de la logistique et c'est la raison pour laquelle on ne me voit pas entre deux scènes slam branchées et un débat soporifique, dans le seul but de "montrer ma gueule"...
Ceci étant dit, j'apprécie de voir la multiplication des scènes et des initiatives, que vive le Slam...
Ce mois de mars, c'était aussi la sortie de l'album de Grand Corps Malade. Je vous le dis, ce grand gars, que j'ai eu l'honneur d'appeler sur scène pour son premier slam, va faire un carton ! Vivement le disque d'or...Je suis heureux que ce soit lui (désolé pour les autres) et je lui souhaite toute la réussite qu'il mérite.

Ce mois de mars s'est fini avec un autre voyage du Collectif 129H, au Caire cette fois-ci. Une semaine marathon entre le lycée français et le centre français de culture et de coopération où nous avons pu faire découvrir le Slam aux francophones (et à quelques autres grâce à Amr pour la traduction). Je ne pourrais pas citer tout le monde (trop de participants) mais en vrac je salue Mohamed, Bassel, Galal, Karim, Doua, Norah, Haguer, Amr, Anne-K, Sherian (au CFCC) et Eugénie, Clément, Morgan, Moktala, Christina, Linda, Clotilde, Yasmine et tous les élèves du lycée français du Caire. Evidemment un grand merci à Olivier Sullerot et Benoit Sauvé, nos "contacts" sur place pour leurs attentions qui nous ont permis de tenir le rythme effréné de cette semaine egyptienne.



Ce fut décidément un beau mois de mars...

vendredi, 30 décembre 2005

Souffrir, S'ouvrir, S'offrir...

La lumière aveugle l’ignorant, on apprend mieux en souffrant

La corolle resplendit à l’orient, on comprend mieux en s’ouvrant

Un présent allume les yeux riants, on s’éprend mieux en s’offrant

Un art de vivre souplement, avec les gens tout simplement

 

Souffrir… pour faire le vide : l’accepter.

Ouïr l’écho de l’autre sans l’interpréter…

S’ouvrir sans être avide et intercepter

Le jouir et l’apôtre qui nous sont prêtés

Enfin, s’offrir simplement à toutes ces beautés

Même aux mauvais côtés sans saboter

La joie, sans la vie ôter, sans raboter

La foi dont on a été gracieusement dotés…

Ma quête, notre quête reste indéfinissable,

Une enquête sur l’autre, cet imprenable,

Haïssable et pourtant si remarquable,

Détestable, instable et encore si capable !

Parfois être vivant c’est : souffrir !

Souvent connaître la foi c’est : s’ouvrir !

Des fois être savant c’est : s’offrir…

Avant de mourir, au lieu de s’appauvrir.

 

Souffrir, s’ouvrir, s’offrir,

Attendre, entendre, s’étendre,

Apprendre, comprendre, s’éprendre,

Soupirs… pff… sourire….

Les coups durs sont porteurs de leçons,

Les potes sûrs sont rares comme le bon son… !

Mais vivre en sursis n’est pas si bon

Donc, merci à ceux que j’aime d’être ce qu’ils sont !

Merci aussi, pour ce qu’ils deviendront…

Pour l’aide qu’ils m’apporteront, les coups qu’ils me porteront,

Les couteaux dans le dos qu’ils me planteront !

Merci d’être la vie : ce géant chaudron !

Souffrir, s’ouvrir, s’offrir… ou la cohérence,

Le destin, la vie, Lui… ou la chance

Tant de mots pour nommer l’innommable…

Tout ce mal, ces maux pour une pomme inconsommable….

mercredi, 30 novembre 2005

Extrait reportage Arte sur les ateliers du 129H



dimanche, 27 novembre 2005

Barbareurs

Cette virtéalité ne conrien pas d’imots ossez forts

Pour décririer l’horrageur abscène de la guorre !

Il ne faut pas troublier, juste construgir,

Avec émovement, apprengesse, sans se solitarir,

Ça fait beaucup de concepts por les bournobles de notre épunk

Les relifieux, fanassins, aux dislongs pathérétiques,

Enbut, j’exurte à vous faire compendre l’inexsticable

Par l’assence même du verpillage inextangible

Insonsé, ellogique de l’habzurde, exorcice

De stèle juste pour rare des milheurs de notre mondice

Implement vivre le prafur, sans tomps qui plisse

Etre lettre morte, et s’inventiler en phrises sous-réalisses

Cosser les malles que fabrime la fature huvaine

Créter son unibleu dans l’instase illumaine

Poncez de moi que je suis dragé ou drangé

Vous aurez tujours une par punique du trangé

Lyor.Tout Droits Réservés.

Eva

Aimer la vie, plus que soi-même !

Jusqu’à en crever, quoi qu’il advienne !

Avoir envie, même de problèmes…

Et puis rêver que le jour suivant vienne…..

Fille de hippis soixanthuitard, vingt ans en quatre-vingt,

De la vigne de la vie elle boit le vin,

Aux avis des avides elle répond par le vent,

Eva voyage vers de nouveaux rivages dorénavant…

Libre, seule, elle s’assume et vole de ses propres ailes,

Ivre, sale, elle essuie le viol, la came et sous ses aisselles,

Les ganglions, la grippe sévère et la fatigue si vive :

Quatre-vingt-un, Eva devient adulte et séropositive.

Son frère en meurt, son père s’en suicide,

Le désespoir des heurts, d’une vie acide,

Elle aurait pu céder de voir les siens décéder,

Elle a décidé de s’aider, de lutter contre ce SIDA

C’est donc grâce à l’amour qu’elle est encore là,

Grâce à la joie d’aimer de vivre, malgré un corps las…

Avec son homme, malade lui aussi,

Ils tentent de vivre comme chacun, avec ses soucis.

Incontournable destin, la mort rôde…

Une fable réelle et sans lendemain, une ode

A l’instant vivant, profiter de chaque seconde

Ressentir chaque moment, chaque regard, chaque onde !

Et puis Eva a voulu donner la vie…

Combler ce vide violent voué à sa maladie…

Un enfant potentiellement condamné,

Qui naîtra sain si dieu ne l’a pas abandonné….

Et l’enfant naît et reste séronégatif,

Dans son malheur Eva croît en ce natif

Qui s’étouffera dans ses draps à l’âge de trois mois !

Crois-moi, la voir sourire provoque tant d’émois !

Malgré l’acharnement du sort, Eva est vivante…

Elle goûte le temps et le bonheur s’invente,

Se tente, se chante, tu es vivante Eva,

Dans mon cœur pour longtemps, émouvante Eva….

Lyor. Tous Droits réservés.